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BLOGUE

Ma face à la une du Devoir!

27 octobre 2009

Ego inc

Je n’en demandais pas tant! Mais merci à Stéphane Baillargeon et Jacques Nadeau pour l’article et la photo. Voici le lien pour lire le papier.

On dirait une photo commanditée par Apple!

Mise à jour: J’ai ajouté le texte de ma courte présentation au Webcom sur l’autre page. Sachez que ça se voulait volontairement direct, sans trop de nuance afin de lancer le débat (qui n’a finalement pas eu lieu faute de temps) et que cette « formule » de journalisme ne s’applique pas à tous les genres. Par exemple, je vois difficilement comment des journalistes d’enquête, à qui je voue un respect sans fin, pourraient rentabiliser des semaines de recherche sur un blogue.

Là-dessus, bonne lecture.

Le métier de journaliste est-il en danger?

En danger? Non.

En pleine mutation? Oui.

L’époque où un journaliste pouvait espérer rentrer dans une salle de presse et y décrocher une job permanente jusqu’à sa retraite en bénéficiant de la protection d’un syndicat, d’une tonne d’avantages sociaux et de six semaines de vacances est terminée.

Les journalistes qui vont survivre à la crise sont ceux qui auront compris qu’ils sont eux-mêmes un média et non pas seulement un valeureux reporter au service d’une entreprise de presse.

Les journalistes qui ont un avenir sont multimédias, multiplateformes, ils ont un blogue, un compte Twitter, un profil Facebook, ils mettent leur reportage sur YouTube, ils enregistrent des podcasts. Ils ont des antennes sur le web, à la télé, à la radio, dans les journaux, les magazines. Les journalistes qui ont un avenir sont des marques, des « brands ». Ils misent sur leur talent, leur spécificité, leur style, leur crédibilité. Leur saveur!

Les journalistes qui ne sont pas en danger sont ceux qui ont ou auront l’idée de :

Se servir du web pour se créer une niche.

Se servir du web pour se créer une communauté.

Se servir du web pour se créer un réseau de contacts.

Se servir du web pour bâtir leur crédibilité, leur réputation, leur popularité, leur renommée.

Les journalistes qui vont le mieux tirer leur épingle du jeu sont à la fois chef de pupitre, directeur du marketing, vendeur de pub, rédacteur, infographiste, metteur en page, photographe, caméraman. Ils sont leur propre PME.

Ils savent comment se mettre en marché autant que fouiller une histoire et l’écrire ou la raconter.

Le journaliste d’aujourd’hui est un homme d’orchestre qui joue de plusieurs instruments à la fois.

Son rôle est toujours aussi indispensable, mais pour survivre il va devoir s’adapter, se moderniser, se questionner et revoir sa façon de faire.

  20 commentaires

  1. Edith

    12 ans  

    Salut Dom!
    C’est un très bon texte. Et puis, le concept de marque est devenu plus que réalité avec toi!
    Lâche pas!
    Ton ancienne collègue!

  2. 12 ans  

    Très bon papier. C’est vrai que l’avenir du métier est là. Mais encore faut-il avoir le guts de se lancer. Tu as ouvert la voie. C’est tout à ton honneur, cher frère jumeau…!

    • 12 ans  

      Le gars de l’hélico! Tu sais que je reçois encore des demandes d’amitié sur Facebook de gens qui pensent que je suis le gars de l’hélico! Maintenant que Réjean a pris ta place, ça devrait s’arranger. Quoique je n’ai plus beaucoup de cheveux non plus ;-))

      Sans blague, tu es un très bon exemple du reporter multi-plateformes et multi-tâches. Respect!

  3. 12 ans  

    Je suis content pour toi.

    Tu es un blogueur que j’aime beaucoup. Je t’ai mis sur ma bloglist et je ne le regrette pas. Jamais tu m’as fait de remontrances, jamais tu ne m’as regardé de haut, jamais tu ne m’as méprisé. Tu n’es pas le genre tête enflée comme d’autres, qui, parce qu’ils sont dans les médias ne parlent pas au monde «ordinaire», sinon que pour la job.

    Tu as une bonne attitude, alors tu récoltes ce que tu sèmes. Bien content qu’on parle de toi à la une d’un journal.

    Continues d’être un gars correct.

    • 12 ans  

      C’est la première chose que j’ai apprise en débarquant dans la blogosphère: ici, on est tous égal. De toute manière, c’est dans ma nature. J’ai énormément de respect pour les blogueurs. Quand quelqu’un prend le temps de t’écrire un commentaire, c’est la moindre des choses de le remercier et d’entamer un échange, même si le temps me manque bien souvent.

      Merci d’être là.

  4. 12 ans  

    Ou une femme orchestre !
    Le concept s’applique surtout aux journalistes pigistes. Moi j’aime la polyvalence car j’aime faire diverses choses. Pas toujours écrire des articles pour des revues, pas toujours faire de la recherche, pas toujours écrire des billets sur mon blogue ou sur celui de BV, pas toujours donner des conférences sur les livres que j’écris, pas toujours des chroniques. Bref j’aime la diversité. C’est pour ceci que mon nom est ma marque tel qu’on l’appelle de nos jours.

    Ce n’est pas pour tout le monde. Comme tu le dis, les journalistes d’enquête ne peuvent l’appliquer. Et il en faudra toujours. Comme on aura toujours des journalistes permanents affectés à un beat particulier dans des groupes de presse. Mais ils feront peut-être autant d’articles que de billets sur leur blogue, que de reportages radio. À voir.

  5. 12 ans  

    Qui aurait cru ça il y a 5 ans, quand tu avais ton blogue sur Canoé?!!!
    J’m’ennuie quand même de mes fous rires avec Pascale Dalcourt et Cam Liar…surtout sur des sujets paranormales!!! Et du gros bon sang de cette chère Lady Marian.

    Sans blague, je suis très contente pour toi!

    Mon p’tit deux cennes la dessus!

    • 12 ans  

      C’était une magnifique époque tout de même! Je m’ennuie de ces échanges et de la famille DOA! Mais bon, c’est comme dans la vie: on prend tous des routes différentes et on s’éloigne parfois des gens qu’on aime.

  6. 12 ans  

    J’aurais aimé qu’il y ait un bon débat lors du panel auquel tu as participé au Webcom, mais le temps a effectivement manqué. Il aurait été intéressant de voir où la conversation aurait mené, car il y avait des journalistes de tous les horizons autour de la table.

    Je salue également ton authenticité Dominic, tu es un bon jack comme on dit !

  7. Jean Dit

    12 ans  

    L’offre et la demande…

    J’ai travaillé comme DJ dans des clubs montréalais pendant 2 ans.
    Rien de trop payant, mais j’aimais spinner même si transporter des vinyles, ça vient fatiguant à la longue…

    Puis un jour je suis aller frapper à la porte d’un petit bar, juste pour voir s’il cherchait un disc-jockey pour travailler certains soirs,à ma grande surprise le patron m’a dit que c’est maintenant le barman qui à l’aide son portable faisait jouer les chansons depuis le comptoir du bar.

    Ton article sur l’importance d’être polyvalent dans son travail me laisse perplexe, en fait je me pose la question.Ou cela va t’il s’arrêter? Journaliste, blogueur, animateur de radio, pourquoi pas camelot en même temps.

    Si je comprends bien, pour se faire un nom aujourd’hui il faut accepter de faire n’importe quoi? J’aurais peut-être dû accepter l’emploi de barman-dj et même proposer au patron de m’occuper du vestiaire par la même occasion.

    J’apprécie ta polyvalence Dominic, j’aime beaucoup ton blogue, mais un jour peut-être tu regrettera d’avoir laissé ton emploi stable pour faire un homme-orchestre de toi-même.

    • 12 ans  

      Je compatis avec ta situation, mais sache que je n’accepte pas de faire « n’importe quoi » comme tu l’écris! J’anime Vlog, une émission dont j’ai créé le concept, j’anime à NRJ, une job dont je rêve depuis toujours et qui m’était inaccessible lorsque j’étais journaliste à TVA, je donne des conférences, j’alimente ce blogue. Bref, toutes des choses que j’ADORE! Je ne dis pas qu’il ne fait pas avoir de spécialité, mais quand tu es un communicateur, toutes les formes de communication sont enrichissantes et stimulantes. Je ne crois pas que je regretterai un jour mon choix…

  8. 12 ans  

    Je crois que ce n’est pas dans ta nature aussi de regretter!
    Alors continue de foncer et d’avancer! Ca en prends des pionniers!

  9. 12 ans  

    Merci Dominic pour ton travail et pour ce billet. Chez Ressac Media, nombreux sont les débats internes très animés autour la relation triangulaire entre les blogueurs, les journalistes traditionnels et les marques. Pour pouvoir élaborer des réponses à nos interrogations, nous ouvrons les portes et organisons un 5 à 7 dans nos bureaux ce jeudi, 5 novembre. Je t’invite cordialement à y participer. Pour plus de détails, stp visiter l’article sur notre blogue:

    http://www.ressacmedia.com/blog/evenements-conferences/invitation-ouverte-aux-journalistes-et-blogueurs/

    Au plaisir, Beat Richert

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