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BLOGUE

Les tentations du web 2.0

14 avril 2010

lapresse

« Outil de travail, d’auto-promotion ou formidable perte de temps? » Ainsi débute l’article de Nathalie Collard à la une du Cahier Arts et Spectacles de La Presse aujourd’hui. Un article qui oppose mon point de vue à celui du président de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), Nicolas Langelier, et qui fait suite aux déclarations de l’ex-directrice du quotidien Le Devoir, Lise Bissonnette, rapportées par Nathalie Petrowski dans La Presse de samedi.

En gros, Mme Bisonnette et Mme Petrowski ont décrit les médias sociaux comme étant des « communautés de placoteux » formées d’internautes qui « se répondent les uns les autres dans un dialogue en circuit fermé qui finit par tourner en rond », reprochant particulièrement aux journalistes de s’éparpiller sur toutes ces plateformes, plutôt que de se concentrer à approfondir leur pensée.

Misère. Tant qu’à faire, tous les journalistes devraient devenir des mécascriptophiles et résilier leur abonnement à Internet…

Ce débat, j’y participe depuis bientôt cinq ans, dans des conférences, des entrevues, sur ce blogue, Twitter, Facebook, name it. Je suis tanné. L’ère jurassique est terminée. On peut-tu arrêter de se justifier? Bien d’accord qu’on se remette en question, qu’on réfléchisse sur les façons de mieux utiliser ces outils dans notre pratique, mais ce petit ton condescendant, pu capable. La directrice des médias sociaux et communications numériques chez HKDP, Michelle Sullivan est celle qui résume le mieux ma pensée ici.

Tout ça alors qu’Urbania lance ce soir son nouveau numéro consacré aux Médias sociaux, et dont je suis le rédacteur en chef invité. New VS Old way of thinking, vous dites? Mets-en…

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Pour voir les autres unes d’Urbania, qui suggèrent toutes qu’on se fait souvent passer pour quelqu’un d’autres sur le web, c’est par ici. Shocking!

  17 commentaires

  1. xkr

    11 ans  

    Je ne peux pas croire que Dominic Arpin ne discerne pas les enjeux intellectuels soulevés par le multitask et les réseaux sociaux soulevés par Petrowski, Bisonnette ou Langelier. C’est dommage que ce débat ne se fasse qu’entre des militants du pour et du contre, des militants qui ne font que défendre leur camp et leur idéologie… L’enjeu est plus important que ça.

    • 11 ans  

      Bien sûr que je les comprends les enjeux! Je me questionne sans relâche sur ces questions depuis mon arrivée dans la blogosphère il y a quelques années. Je dis juste qu’on devrait arrêter de se demander si un journaliste a sa place dans le web 2.0 mais plutôt, comment faire pour qu’il la prenne correctement. Je persiste à croire qu’un communicateur (et j’inclus les journalistes là-dedans) ne peut plus ignorer les médias sociaux en 2010. Il doit s’adapter. Même si ça bouleverse ses habitudes de travail. Je ne crois pas que ce soit parfait, que le multitâche n’ait pas ses travers (j’ai déjà passé beaucoup trop de temps sur mon blogue aujourd’hui!) mais j’ai de la misère avec le mépris de ceux et celles qui critiquent ça de haut, sans comprendre le fonctionnement réel de ces outils.

      • xkr

        11 ans  

        Entendu. C’est juste dans la façon de s’insurger, on caricature. Toute critique à l’encontre des médias sociaux = du mépris? C’est souvent le cas, mais d’autres fois non. Juste une nuance que je voulais apporter, une nuance qu’on ne retrouve pas dans la caricature. Si vous êtes «tanné» de ce débat entre technophobes et technophiles, peut-être pouvez-vous le faire s’orienter sur d’autres aspects qui vous/nous intéressent plus… Je dis ça, probablement que votre livre à paraître sortira des sentiers battus…

        • 11 ans  

          Merci pour la nuance Xavier. L’angle de notre livre (je l’écris avec Patrick Dion) portera justement sur la façon d’utiliser les médias sociaux pour se positionner sur le web. Bref, pas sur le « Pourquoi » mais bien sur le « Comment ».

  2. Machin

    11 ans  

    Effectivement. C’est désolant de constater que parmi la « communauté de placoteux », on ne comprend pas ces enjeux ni la nature véritable du journalisme. Peut-être l’habitude de babiller à l’aide de 140 caractères à la fois ne limite pas seulement le message, mais la compréhension ?

    Courte vue à mon avis, et c’est dommage.

  3. 11 ans  

    Mme Bisonnette et Mme Petrowski, le 2.0 est bien ancré et n’a pas fini d’évoluer, maintenez votre position est vous allez sombrer, voir même disparaitre!

  4. Christian Larocque

    11 ans  

    Il y a du vrai dans les 2 camps, quant à moi. Il y a beaucoup de bruit sans fonds solide – comme un train vide sur les rails – dans les média sociaux et une sur-information ou l’on peut perdre la perspective et la profondeur des enjeux. Mais il y a aussi un phénomème qui parle fort et qu’il faut écouter et comprendre. Parce que ça fait aussi partie des enjeux importants de notre société moderne.
    Il y a une transformation en opération, une mutation des sources d’information et on ne peut plus malheureusement que se fier aux journaux et à la télé. Par contre, il faut que les jeunes apprenent à approfondir sur les enjeux et ça passe par les éditoriaux sérieux et crédibles, qui souvent ne se retrouvent qu’à la télé ou les revues reconnues.

  5. 11 ans  

    Mme Bissonnette a été peu commentée parce qu’elle fait maintenant partie d’un autre univers de moins en moins consulté par les 35 ans ou moins. Elle n’existe plus : c’est comme si elle organisait une conférence de presse sur la face cachée de la Lune devant quelques cailloux et deux dunes de sable. De plus, lorsqu’elle donne son opinion à propos du Web, elle n’a aucune crédibilité puisqu’elle ne sait pas vraiment de quoi elle parle malgré toute sa compétence intellectuelle. Donc ses propos sont perçus comme des constructions intellectuelles, des hologrammes d’opinion. J’ai appris et lu ce qu’elle avait dit en vous lisant parce qu’elle n’a plus de clés de voûte la menant jusqu’à
    nous. Sans votre préoccupation personnelle dans ce débat elle serait complètement passée sous vide. Quand elle parle du Web elle est dans la caverne de Platon à observer les reflets du web au fond mur.
    Deuxièmement, je ne suis plus allé voir la télé depuis plus de 2 ans sauf le hockey et les nouvelles.Dons elle pourrait passer à la télé à chaque jour sans pouvoir nous rejoindre. Elle habite désormais un autre paradigme (celui du XXe siècle).

    • Léonore

      11 ans  

      Je n’aurais pu dire mieux! Je seconde…!
      😀

  6. 11 ans  

    Mais toi, Dominic, t’es un cas à part. Tu a l’internet dans le sang. Si tu te coupes, tu ne vas pas saigner, en fait, on va voir sortir des 0 et 1 à profusion. Au fond, c’est bon que tu te tiennes sur le plus haut de la vague, mais ça doit te demander beaucoup de temps et d’effort.. Oh mais, c’est vrai, tu as de bons associées, comme Patrick Dion. Ça aide;)

  7. Bill Cosby

    11 ans  

    1 – Bissonette qui sais ca? qui la lit? et qui l’écoute une vieille dinosaure passé date.

    2- Petro peteuse de broue devrais faire comme son chum Nuovo et disparaitre de la planete medias

    3- 2 vieilles malcommodes passé date qui sont dans leur ménopause qui croit qu’on est encore a l’époque du stylo bic et du crayon HB

    4- Si ils detestent temps ca les pc blog twitter etc…… cossé que leur article font sur le net qu’ils continuent d’écrire dans leur torchon que personne ne lie.

    5- Qui écoute encore les news ou lis les journaux, a la vitesse lumiere du net je connais déja les article de Tremblay Gagnon King et cie…. qui vont apparaitre dans les journaux le lendemain matin.

    6- Qui a encore besoin de ca un journal surement pas moi.

    • Mais Oui

      11 ans  

      Hé Bill, et si au fond, elles associent réseaux sociaux à la médiocrité, à l’instantané, et au vide de contenu, moi en tout cas je le pense. Avoir une conversation un peu poussée avec un 35 ans et moins, pas certain que ça lève.
      Quand on regarde ce qui se passe autour de nous, et le manque de réaction, à cause d’aucune envie de savoir, c’est pathétique.
      Quand on pense que ce qui préoccupe le bon peuple c’est, Le Canadien as-tu gagnyééé ?, voilà !.
      Avant de bitcher les dames en question, soigne donc ta grammaire, ça ferais plus crédile, ou moins réseaux sociaux.

      Sans rancune.

      • 11 ans  

        À ma connaissance, le bon peuple s’est toujours préoccupé de savoir si le Canadien gagnait, et encore plus hier qu’aujourd’hui. Les médias sociaux n’y sont pour rien.

        Soigne ta grammaire toi aussi. Je suis très médias sociaux et la qualité du français n’est pas médiocre dans la webosphère québécoise. On se comprend, on communique et on joue même parfois du style et de la métaphore. Si tu faisais preuve de rigueur, tu saurais que la qualité du français générale ne cesse de s’améliorer au Québec – une recherche systématique dans les archives écrites (documents officiels, lettres personnelles, articles de journaux/magazines, etc.) en fait foi. On fait du passé un pays de Cocagne où tout était meilleur et que le français écrit se dégrade est une autre idée reçue ridicule puisqu’il s’améliore. D’ailleurs, le fait qu’on doive communiquer par écrit sur le web aide grandement.

        Ceci dit, je trouve que ‘Mais Oui’ a effectivement une argumentation d’un mauvais élève de secondaire 3. Pas fort.

        (Mais qu’est-ce que la rancune a à voir là-dedans…)

  8. 11 ans  

    Tu vas me faire acheter du papier! Je cours trouver le dernier Urbania.

    PS – Le débat web 2.0 et média traditionnel m’ennuie à mourir. Ce qui compte c’est communiquer et le faire avec talent, intelligence et pertinence. La manière, c’est un choix personnel du créateur et du spectateur.

  9. Francois R.

    11 ans  

    Bonjour,

    Est-il possible d’acheter le magazine en librairie?
    Je m’intéresse beaucoup au dernier numéro d’Urbania sur les réseaux sociaux.
    Il y a des points de vente sur la Rive Nord?

    Merci beaucoup!

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