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BLOGUE

Souffrir pour écrire

13 septembre 2008

Quatre petites cases par page, un écrivain assis à son bureau qui peine à créer et de l’humour, beaucoup d’humour. La petite bande dessinée née de l’association entre Stéphane Dompierre et Pascal Girard, JEUNAUTEUR Souffrir pour écrire, est un pur délice. Une lecture qui prend quelques minutes seulement, mais qui vous décrochera un sourire pour le reste de la journée.

Dompierre, qui s’est illustré avec ses deux premiers livres Mal élevé et Un petit pas pour l’homme, y traduit avec une économie de mots remarquables les tracas d’un auteur travaillant sur un premier roman, dans l’indifférence de sa blonde et la révolte de son ordinateur (ça doit être un PC ;-)).

Le dessin de Pascal Girard (son blogue est ici) donne au tout un côté franchement sympathique et amusant! Un bel ouvrage, disponible depuis quelques jours seulement.

Malheureusement, l’éditeur Québec-Amérique n’a mis aucun extrait du livre sur son site. Il y a tout de même cette petite vidéo (cliquez sur la petite caméra une fois dans le site) qui donne un aperçu de l’ouvrage.

Si vous aimez la BD autant que moi, je vous suggère aussi ces quelques bédéistes-blogueurs québécois dont j’ai parlé récemment dans le Journal de Montréal. Je reproduis ici mon texte, qui soit dit en passant était le dernier que je signais pour le journal. Une fois encore, j’ai dû laisser tomber la rédaction de ma chronique pour me concentrer sur Vlog.

Mon petit nombril

On en a tous un. Un nombril, je veux dire. Mais peu sont aussi intéressant que celui de Pascal Colpron! Depuis le début de l’année, ce directeur artistique (il travaille dans une boîte d’animation et d’effets spéciaux montréalaise) réalise un vieux rêve d’enfance : faire de la bande dessinée.

Son blogue, Mon petit nombril, est rapidement devenu un rendez-vous incontournable dans la blogosphère québécoise. Un succès qui s’explique autant par la qualité de ses planches que par la régularité de ses mises en ligne. Jusqu’à maintenant, le bédéiste amateur en a réalisé plus d’une centaine!

Ses histoires autobiographiques sont aussi amusantes que touchantes. Pascal Colpron y parle de sa vie de famille (il est marié et père d’une jeune fille), de son chat, de ses amis et de son voisinage, bref de la vie de tous les jours. Le trait de crayon est simple et précis (il dessine en noir et blanc), l’écriture soignée et les anecdotes savoureuses. On rit beaucoup (il maîtrise déjà l’art du punch de façon redoutable) ce qui lui a d’ailleurs valu le titre de Meilleur Blog d’humour  au premier Gala Blogu’Or qui s’est tenu au mois de mai dernier au Québec.

À découvrir au plus vite!

La plus jolie fin du monde

Elle dit de son dessin qu’il est botché, rapide et nerveux, qu’il s’agit là de la confession de ses limitations.

Ça n’empêche pas Sylvie-Anne Ménard, alias Zviane, de produire l’une des bédés les plus intéressantes du Net québécois, La plus jolie fin du monde.

Un brin philosophe, la jeune fille y réfléchit à voix haute sur la vie, le talent et bien sûr la musique classique. C’est que Zviane a aussi une autre passion : la composition musicale. Une de ses pièces, interprétée par l’ensemble Ze Claude Champagne Chamber Orchestra, sous la direction de Mathieu Gaudet, peut d’ailleurs être entendue sur son site (cherchez Petite musique de fin d’après-midi dans la colonne de droite).

Si Zviane doute de son talent de dessinatrice (à tord), on peut dire qu’elle se reprend dans l’écriture. Ses phylactères sont aussi inspirés qu’inspirants. Il faut lire sa description de l’opéra Tristan et Iseult de Wagner pour saisir toute l’intelligence et la force narrative de Zvi.

Prolifique, Zviane dessine également les planches de La leçon de classique, une série de bédés publiées sur le site de Radio-Canada. Vous trouverez l’hyperlien sur son site.

Monsieur le blog

Elle écrit en lettres attachées, dessine des bonshommes tout simples et raconte des anecdotes en apparence banale. Pourtant, la magie opère chaque fois qu’elle produit une nouvelle planche!

Qu’elle parle de son chat, de ses virées avec les copains ou de la vie dans Centre-Sud, Iris fait preuve d’une authenticité et d’une limpidité qui accroche le lecteur case après case.

Son blogue, Monsieur le blog, fait le délice des amateurs depuis déjà plus de deux ans. On y retrouve de nombreuses exclusivités, des extraits de fanzines, des photos et de l’information sur les événements de bédé auxquels elle participe.

Tiens justement, on peut y voir les planches qu’elle a dessinées lors des 24 heures de la bande dessinée de Montréal au mois de juillet dernier. Elle y raconte, avec son humour habituel, une journée passée dans une taverne minable de la rue Ontario. En quelques coups de crayon et avec une économie de mots, elle réussit une fois de plus à donner vie à ses personnages et au décor dans lequel ils évoluent. Un must.

Eva Rollin

Elle s’est fait connaître du grand public grâce à ses albums Mademoiselle, une série de livres racontant avec humour les mésaventures d’une gentille et maladroite célibataire. On lui doit aussi C’est mieux à deux, une bédé sur la vie de couple d’abord publié en France et puis au Québec (Éva Rollin est Française d’origine, mais habite Montréal depuis déjà quelques années).

Dans le Net, Éva Rollin est aussi fort active. Elle alimente son blogue depuis janvier 2006 avec des dessins, des croquis, des planches, des textes et même quelques photos. Son sujet de prédilection? Les petits travers de la vie quotidienne, qu’elle s’amuse à caricaturer.

Depuis déjà plusieurs semaines, son blogue manque cependant de régularité. Ses nouvelles mises en ligne sont rares. Une situation explicable par ses très nombreux contrats. Mais ses archives sont si colossales que l’internaute peut passer des heures à admirer son travail sans en voir le bout.

On vous recommande notamment de lire sa petite série animalière fort coquine. Très drôle!

Tant qu’à y être, prenez le temps d’admirer les reproductions des très beaux tableaux que peint aussi Éva Rollin. Vous les trouverez dans la section Galerie.

Jimmy Beaulieu

C’est un peu le Parrain de la bédé au Québec. Du moins l’un de ses plus ardent défenseur et promoteur. En plus d’être éditeur (Mécannique Générale), libraire, conférencier et professeur, Jimmy Beaulieu est aussi un prolifique auteur.

Ses livres Le moral des troupes et Ma voisine en maillot demeurent deux de mes bédés québécoises préférées.

D’où le bonheur que j’ai et que vous aurez sans doute à consulter son site Web, Velue. On y trouve de nombreuses esquisses et des planches sur lesquelles il travaille.

Ny cherchez pas de suite logique, Jimmy Beaulieu se sert de son blogue comme d’un laboratoire où il tente ses très nombreuses expériences. Gars oblige, j’aime particulièrement ses croquis de femmes sexy. Ouf, le mec a de la mine dans le crayon! Il écrit d’ailleurs dans son blogue que ces dessins sont comme un «pit-stop-gorgée-d’eau-fraîche lors d’une traversée du désert ». On ne va pas le contredire!

  4 commentaires

  1. 13 ans  

    Merci beaucoup Dominic, vraiment. Il y a une grosse ébullition dans le milieu de la B.D. en ce moment, beaucoup de gens sont en train de manquer ça – et ça fait plaisir de voir de ces petits coups de pouces qui font découvrir la bande dessinée québécoise au monde. 🙂

  2. 13 ans  

    @zviane Continue ton excellent travail. Ton blogue est vraiment l’un de mes préférés, tout style confondu…

  3. 13 ans  

    Salut Dominic!
    Merci pour les commentaires!
    Pour des extraits, on peut aller sur facebook, il suffit de chercher JEUNAUTEUR et on y trouve quelques BD inédites…

  4. Diane Beaudoin

    13 ans  

    Bonjour M. Arpin, vous trouvez tout, vous êtes au courant de tout, vous fouillez et connaissez plein de trucs pas possible et j’adore. Pouvez-vous SVP me dire d’où origine le « – 30 – » que l’on écrit à la fin d’un texte lorsqu’on écrit à un journaliste ou lorsqu’on rédige un communiqué de presse. Nous devons automatiquement inscrire – 30 – signalant ainsi la fin du texte. Je vous remercie à l’avance de votre précieuse aide dans ma recherche et j’apprécie à l’avance la bonne vôtre. Merci infiniment, Diane Beaudoin -30-

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