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Losers : une vidéo sur l’intimidation qui remue

30 novembre 2011

[vimeo]http://vimeo.com/32151543[/vimeo]

Ça ne ramènera pas la jeune Marjorie Raymond, n’empêche qu’on devrait obliger les ados à regarder cette vidéo chaque matin avant d’aller en classe. Ironiquement, Sophie Thibault a présenté ce clip à Vlog dimanche soir dernier, la veille du suicide de la jeune fille.

Mes sympathies à la famille. Ma chronique sur le sujet ce matin au 98,5.

  22 commentaires

  1. Danielle Neil

    10 ans  

    Ce vidéo ne va pas assez loin. Le bullying doit devenir aussi criminalisé que les coups et blessures. Ce n’est pas humain ce qu’ils font vivre à ces jeunes. Pour qu’une jeune fille s’enlève la vie, il fallait vraiment qu’elle soit au bout du rouleau. Comment un établissement scolaire peut ne pas réagir à ce fléau. Il y avait des témoins partout, c’est sûr. Mettez-les à l’écart! Que ces « bullies » soient mis au rencart. N’attendez pas un autre suicide. Si vous recevez des plaintes sur certains élèves qui s’acharnent sur les plus faibles, faites plus que juste faire une enquête de polichinelle. Mettez des caméras, mettez des espions, faites quelque chose pour les prendre en flagrant délit. Assommez-les! Que la police s’en mêle! Qu’ils passent dans le système judiciaire. Cette violence n’a pas sa place dans une école. C’est sensé être un endroit sécuritaire pour nos enfants. Pas un endroit où ils vivent l’enfer.

  2. Claudine Chauveau-Tardif

    10 ans  

    Je viens d’écouter un vidéo sur la mort de Marjorie Raymond, par curiosité, j’ai cherché sur facebook la page en sa mémoire et je suis tombée sur une page riant d’elle ou peut voir une image d’une fille ensanglantée et des commentaires d’utilisateurs disant  »se branler » .
    Cette page s’appelle  »Organiser un suicide collectif géant en l’hommage de Marjorie Raymond. » S’il vous plait faite quelques chose, c’est INACCEPTABLE…

  3. 10 ans  

    Il est temps de comprendre que les publicités servent à vendre des produits, pas à régler des problèmes sociaux. Une publicité comme celle-là n’arrêtera pas l’intimidation à l’école et elle ne la diminuera pas non plus.

    On vie dans une société malade, les gens pensent pouvoir régler des problèmes réels, important, destructeurs, en faisant une publicité tout-à-fait inutile, qui a sûrement coûté très cher à produire, pour zéro résultat. La preuve, une ado s’est suicidée le lendemain. N’est-ce pas là la réalité qui vous frappe en plein visage.

    Il y a des adultes en place, des surveillantes, des professeurs, tout le monde sont témoins, ils savent se qui se passe et ne font rien. Les adultes ne font rien. Même les parents dont l’enfant est victime d’abus vont se contenter d’aller en parler à la direction en pensant avoir fait TOUT en son pouvoir. Quelle faiblesse remarquable et ces enfants en payent le prix.

    Si un enfant abusé décide de se défendre, alors ne soyez pas surpris de voir la direction suspendre les deux individus, oui oui, l’agresseur et la victime, aucun discernement, aucune distinction, juste une conséquence qui est injuste, très injuste, et qui ne changera rien.

    Ça devrait être tolérance zéro, qu’on punisse uniquement les agresseurs, pas les victimes qui se défendent en dernier recours. Qu’on suspende à vie ces élèves violents et irrespectueux, interdiction de retourner dans cette école à vie et les parents devront débourser une sommes de millier de dollars pour avoir accès à une nouvelle chance dans une nouvelle école. S’il les mêmes intimidations se répètent, on devrait le bannir à vie des écoles publics.

    Voilà je l’ai écris, ça m’a fait du bien.

    C’est pathétique de voir tous ces adultes apporter des solutions bidons, il est temps que la génération Y prennent le dessus sur la génération précédente car elle est complètement incapable de régler ce problème qui dur depuis au moins 30 ans.

    C’est inacceptable.

    • Roxanne

      10 ans  

      Dommage qu’on ne soit pas sur Facebook. J’aurais tagué ton commentaire avec un J’aime. Non je vais faire plus que ça. Je vais partagé et la vidéo, et ton commentaire.

      Je ne suis pas d’accord avec le « banni à vie » et le fait que les parents devraient payer 12X + cher pour envoyer leur enfant à l’école, ça c’est vraiment trop.

      Mais je suis d’accord qu’on devrait punir les jeunes qui agissent comme ça. Des travaux communautaires avec des handicapés ou quelque chose comme ça. À long terme, ils se rendraient peut-être compte..

      Je suis d’accord que c’est la faute à un peu tout le monde et donc, qu’on doit tous travailler là-dessus pour que ça change.

    • Mélanie

      10 ans  

      Stéphane, je suis d’accord avec toi, sauf le fait que les parents devraient payer plus cher, ça servirait à rien sauf alimenter leur colère contre leur enfant et probablement accentuer son attitude de « bully ».

      En fait les parents, comme l’étudiant, devraient suivre une thérapie et les étudiants, des travaux ccommunautaires ou autres. Ce sont souvent l’oeuvre d’enfants ayant eu un mauvais exemple, des parents absents et oui quelques fois seulement par pure cruauté. Il est rare qu’il n’y ai pas de motif sous de tels agissements.

      Et c’est arrivé à ma fille ce que tu as écrit: elle a réagit après plusieurs interventions inutiles de ma part et de la sienne, et qui a été punie: les deux. Elle et son agresseure. Et on parle de PRIMAIRE ici, même pas de secondaire. La phrase « laisse-les faire ça va arrêter » lui a été seréné par des « éducateurs ». Ils sont démunis ou préfère ignorrer le tout, de peur de se faire harceler à leur tour (cela s’applique plus au secondaire). Il a fallu que je menace de porter plainte à la Commission Scolaire pour que quelque chose se fasse, et même là c’est minime.

      C’est un cri de détresse de la part de Marjorie et de milleirs de jeunes que notre système de VALEURS en éducation ET dans la société est malade. Que les efforts ne sont pas au bon endroit, payer des intervenants QUALIFIÉS avec les dizaines de milleirs de dollards pris pourla pub aurait sans doute été plus eficace….

      Qu’attendons-nous tous pour réagir concrétement et arêter d’être un peuple généralement caratérisé de qui « chiale » au lieu d’agir? »

  4. Caroline

    10 ans  

    J’ai beaucoup de difficulté a croire que dépenser des millions de dollars par annee en publicité de la sorte puissent avoir un réel impact sur ce qui se passe dans nos écoles. Nous devrions tous savoir que ceux qui intimident ne prennent pas le temps d’écouter ceci. Avec tous les réseaux sociaux, ils sont beaucoup plus préoccuper par ce qu’ils écriront dans les minutes sur le Facebook de un ou de l’autre. Pourquoi ne pas investir cette argent sur le terrain directement. Le vrai, le concret, ce qui pourrait faire mal en conséquence. Zéro tolérance. Nous devons mettre plus de gens sur le terrain. L’intimidation, ça peut commencer tres tôt, des changements a partir du primaire devraient etre prises et ce, AU PLUS VITE!

    • Louise

      10 ans  

      Je suis d’accord avec toi Caroline. Il faut surtout qu’on intervienne sur le terrain et être très sévère, sans plus attendre.

      Toutefois, la campagne de sensibilisation si elle est bien médiatiser, (télé et grandes affiches dans les transports en communs) devrait ouvrir les yeux des parents, à se questionner sur leur propre attitude et à voir si leurs enfants sont des intimidateurs ou intimidés… et d’arrêter de condamner les profs ou l’école ou n’importe qui comme étant responsables des mauvais comportements de leurs enfants. Ça fait déjà plus d’une décennie que la situation est grave et que rien n’est fait pour intervenir. Combien de suicides va t-il falloir pour que tout le monde se réveille et que les autorités fassent quelque chose ?

      Quand un suicide a lieu, c’est que la personne est vraiment à bout… il ne faut pas que ça en vienne là, surtout pas ! Plus ça va et plus la société est malade, gravement malade.

  5. Yves

    10 ans  

    Un vidéo comme çà, çà va changer quoi vous croyez? RIEN.

    C’est comme les vidéos contre l’alcool au volant, contre la vitesse, contre les MTS et contre la drogue et etc…

    La publicité, come disait l’autre plus haut, çà ne règle pas les problèmes sociaux. C’est mensonger de croire que çà a un impact réel sur le comportement de gens qui n’ont la plupart du temps aucune empathie ou égard pour les autres.

    Il y a plusieurs type de personnalités chez l’être humain et quoi qu’en diront certains « lologues », il y a des humains qui ne respectent que la force, la loi du plus fort et qui se tiendront tranquille seulement quand la répression sera assez forte pour les décourager d’écoeurer les autres autour d’eux ou de mettre la vie de leurs concitoyens en danger.

    L’éducation, l’information et la prise de conscience, çà ne fonctionne pas avec tout le monde, spécialement pas avec des ados qui subissent des tas d’influences diverses et qui se cherchent.

    Parfois, des règles strictes qui ne peuvent être ni discutées et ni contestées est la meilleure façon d’encâdrer le comportement de personnes réfractaires. Mais quand on parle de tolérance 0, on doit être en mesure de l’appliquer, on doit s’en donner les moyens.

    Bien sur, des chicanes, des bagarres et de l’intimidation, il y en aura toujours mais çà reste la responsabilité des adultes de garantir les lieux scolaires ou publics plus sécuritaires et ce, dans l’intérêt du plus grand nombre.

  6. Yves

    10 ans  

    Il y a un esprit de groupe ( ou de meute ) très présent chez l’être humain et malheur à celui qui aura « manqué » son intégration pour x raisons.

    Les personnes seules, les personnes différentes et les personnes les moins à même de se défendre au point de vue physique aussi bien que psychologique, seront toujours des victimes potentielles face aux meutes. À moins que ces victimes ne trouvent la force et les moyens de se protéger eux-même, à défaut d’un groupe ou d’une force plus puissante que l’agresseur potentiel, il n’y a aucun espoir.

    Les leaders de meutes intimidantes et violentes le deviennent toujours par choix, ils sont soit plus rusés, soit plus agressif ou soit plus charismatique. Le problème est qu’ils doivent sans cesse faire « leurs preuves » car qui se ressemble s’assemble, la compétition est souvent forte dans le groupe même.

    Et dans ces groupes, il y a les « suiveux » qui n’hésitent pas à surenchérir en cruauté afin de faire leur propre nom et gagner l’approbation des autres.

    Que ce soit des ados ou des adultes, ce phénomène est présent à bien des endroits dans la société, maison, travail, école, sport, dans la rue.

    Ce serait peine perdue que d’essayer d’éradiquer complètement ce comportement quasi-universel chez l’être humain. Au mieux, je crois qu’on peut essayer au moins de protéger les victimes potentielles et les autorités ont le devoir d’intervenir quand çà va trop loins, qu’il y a agression ou menace d’agression.

    Dans un monde idéal, il n’y aurait pas de groupe et il n’y aurait pas d’individus laissés à eux-même mais ce n’est qu’utopie. On n’éradique pas la haine, la cruauté et l’insensibilité chez l’être humain.

    Et c’est surtout pas des vidéos qui vont aider les victimes, les agresseurs sont mort de rire en regardant la petite fille pleurer dans le vidéo. Ne vous y trompez pas.

  7. Simon

    10 ans  

    Loin de moi l’idée de jouer le « casseux de party », mais je trouve beaucoup de négativisme dans les commentaires ici…

    Vrai, la pub ne peut pas tout changer. Vrai, cette vidéo n’a probablement pas été tourné sans budget. Mais ce budget, selon moi, est privé. C’est celui d’une entreprise privée, Everynone, une petite boîte de production de film de la Californie. Ce n’est pas vous et moi qui les payont ces dollars, c’est eux. Ils peuvent donc faire leurs films sur les sujets qu’ils veulent. Et je crois que c’est tout à leur honneur de le faire sur un sujet aussi important.

    Comme je disais précédemment, vrai qu’une pub ne peut pas tout changer. Mais elle ne fait pas de mal. Si ce vidéo peut sensibiliser ne serait-ce qu’un parent ou un intervenant en milieu scolaire qui pourra à son tour avoir une idée pour une piste de solution, ce sera déjà suffisant. Le pub n’empêche pas de mettre sur pied toutes vos solutions, elle ne fait qu’aller dans le même sens que vous.

    Par expérience, j’ai déjà vu une classe d’enfants de 3e année changer complètement d’attitude envers un collègue de classe en une seule journée seulement parce que le leader, le « hot d’la gang », le « mâle alpha » a décidé de changer d’attitude… en bien. Le p’tit nerdz est donc devenu un membre de la classe comme un autre et a cessé de manger des volées physiques et psychologiques. Si, par le plus grand des hasards, ce vidéo touche un bully, moi j’embarque.

    J’suis pas en désaccord avec les solutions avancées jusqu’à maintenant, il y en a des très très bonnes. J’aime particulièrement celui qui inclut les policiers. J’ajoute la mienne : inclure une certaine responsabilité « criminelle » des parents dans les agissements des enfants. Votre enfant est violent ? Vous en subirez les conséquences ! Croyez-moi, les enfants vont marcher au pas !

  8. nathalie tousignant

    10 ans  

    je suis vraiment désemparée avec le suicide de Marjorie. Ça me touche profondément. Cela aurait pu être la mienne.Mon ado se fait intimider depuis 2 ans. L’an passé elle en a doublé son secondaire.

    Nous sommes intervenus, parents, professeurs,directrice. Les moyens sont tellement minime face a ces enfants non-éduqués que la suspension d’un jour ou deux a donné quoi vous pensez ? Pff! la situation a durée tout l’année! J’ai voulu la changer d’école, mais pour la protéger de qui, de quoi ? Qui dit que cela ne sera pas la même chose ailleurs ?

    l’intimidation c’est tellement pernicieux, tellement hypocrite, … subtil! Je me suis faite répondre tout au long de l’année que ma fille devait ‘Oser’, elle devait se ‘défendre’. C’est la faute a qui l’intimidation? aux parents? aux enfants? aux professeurs ? a la société ? au gouvernement ?

    Je crois sincèrement que c’est une faute COLLECTIVE, comme dans tout le reste nous banalisons tout et toujours jusqu’a ce qu’un évènement tragique, expliqué par lettre, ce termine par un suicide d’une belle jeune fille de 15 ans.

    J’espère que les parents vont enfin comprendre que leur enfant roi doit redevenir un petit prince.

    RIP Marjorie

  9. Suzie

    10 ans  

    La seule chose que cette vidéo va faire, c’est faire rire les ados qui vont la voir, surtout les agresseurs. C’est une blague ou juste de l’ignorance?

    Vous pensez quoi? Que le bullying c’est quelques mots ou quelques gestes déplacés contre des ados qui font une gaffe devant tout le monde, qui ont le malheur d’être un peu à part ou qui se trouvent simplement un jour au mauvais endroit au mauvais moment? Vous pensez que le bullying c’est une série d’incidents isolés?

    Le bullying, c’est être torturé psychologiquement, et souvent physiquement, CHAQUE JOUR de l’année scolaire et trop souvent PENDANT DES ANNÉES.

    Le bullying, c’est vivre dans la crainte que le professeur tourne le dos ou que les surveillants soient hors de vue.

    Le bullying, c’est la terreur qu’évoque le son de la cloche de récré.

    Le bullying, c’est la peur des travaux à faire en équipe et des voyages scolaires.

    Le bullying, c’est voir votre agresseur recevoir une tape sur l’épaule par votre directeur ou vos professeurs discuter avec vos tourmenteurs comme de bons amis.

    Le bullying, c’est que tout le monde arrête de parler quand vous entrez dans une pièce.

    Le bullying, c’est quand on vous arrose d’insultes comme si c’était normal.

    Le bullying, c’est de voir tout le monde se pousser de vous comme si vous aviez la lèpre.

    Le bullying, c’est quand des injures et des menaces se font entendre dans une foule et que vous ne voyez pas d’où ça vient.

    Le bullying, c’est de ne pas être surpris quand des étudiants que vous ne connaissez même pas vous accostent, vous tabassent, vous volent votre argent, vous insultent et vous crachent dessus avant de partir en riant… Pendant que tout le monde regarde et ne fait rien.

    Le bullying, c’est avoir le sang qui vous bat dans les tempes en approchant du vestiaire du gym en priant que les seules choses qui vont vous arriver vont être verbales.

    Le bullying, c’est avoir à se méfier de quiconque se montre gentil avec vous… et d’avoir raison à chaque fois.

    Le bullying, c’est du personnel scolaire, du surveillant au directeur, qui voit quelque chose qu’il ne voulait pas voir, lâche un petit rire nerveux et retourne se cacher dans son bureau.

    Le bullying, c’est la police qui vous dit que ça relève de la DPJ et la DPJ qui vous dit que ça relève de la police…

    Le bullying, c’est d’avoir le malheur de se retrouver seul dans un coin et voir une meute familière s’approcher de vous avec des rires de hyènes.

    Le bullying, c’est de rentrer en courant le soir, au cas où on a été suivi.

    Le bullying, c’est de prendre l’autobus le matin et se demander si on va rentrer le soir…

    *****************

    Et je vous jure que cette liste-là est courte.

    Les gens ne comprennent pas ce qu’est cette violence. En fait, ça se passe exactement comme dans un scénario de film d’horreur:

    Ça commence bien, notre personnage principal arrive en souriant, tout le monde lui dit bonjour et s’en suit le train-train du quotidien. Suivra une nouvelle année, un nouvelle école, n’importe quoi… Et un incident insignifiant se produit, que le personnage principal ne remarque peut-être même pas.

    Entre en scène notre agresseur:

    Elle est jolie; il est sportif; il/elle est impliqué dans les activités scolaires ou a un tas d’amis. Mais ils ont toujours un point en commun: ils ont du charisme à revendre. Capitaine de l’équipe, Présidente du Club, Chef du gang… Tout le monde les aimes ou personne ne parle contre eux… Et surtout pas les adultes.

    Leurs parents les placent sur un piédestal: ils ne font jamais rien de mal, ça n’est pas leur faute (ou, comme le cas de la pauvre Marjorie, les parents disent que la victime est à blâmer en partie [sérieusement, la mère de l’agresseur me donne envie de vomir!])

    Les autres adultes n’échappent pas à ce charisme et tombent soit sous le charme, soit dans la crainte.

    Bien assez vite, notre petite victime voit le monde noircir au tour d’elle: ses amis la quittent ou se retournent contre elle.

    Les agressions deviendront vite un Crescendo imprévisible et chaotique: ça prendra toute les formes, viendra de partout et finira par être 24 heures par jour, 7 jours par semaine. On débutera avec une petite insulte chuchotée 2 minutes avant le début des cours et on terminera avec un couteau sous la gorge avec une forte recommandation de se pendre soi-même.

    Vous pensez que les bullies sont inoffensifs et qu’ils finiront par prendre de la maturité? Erreur, plus de la moitié aura séjourné au moins 1 fois en prison avant d’avoir atteint l’âge de 21 ans et 90% de ceux-là récidiveront avec des circonstances aggravantes.

    Leur profil psychologique? Marqué par une tendance à se sentir « provoqué », une faible culpabilisation et peu d’empathie. Ce sont, en réalité, des psychopathes à divers degré, du cas léger à extrême, qui ressentent un grand plaisir face à la souffrance qu’ils causent. Ils sont généralement plutôt intelligents et manipulateurs.

    La réaction de l’agresseur de Marjorie sur Facebook n’est ni le résultat d’un choc, ni une erreur de jugement, ni un manque de compréhension face à la mort: c’est la réaction d’une adolescente dérangée (et dangereuse) se gavant de la réaction de ses groupies (qui lui ont donné satisfaction) suite à un fait accompli: le meurtre indirect de Marjorie pour lequel elle ne subira aucune conséquence négative.

    Les gens qui les suivent et participent aux agressions? Généralement affectés par un « trouble de la personnalité dépendante » caractérisé par l’incapacité de fonctionner correctement de façon autonome.

    Est-ce que ça vous rappelle quelque chose? Non?

    Si je vous dit: Gourou et ses adeptes, est-ce plus clair?

    Très bien, si vous m’y obligez: Moïse Thériault, ce nom là vous dit surement quelque chose.

    Et oui, nous sommes dans la même dynamique.

    J’aurais tellement voulu fournir un exemple concret et documenté, mais je ne le retrouve pas.

    En résumé, il s’agit d’un cas aux États-Unis qui ressemble au cas de la pauvre Marjorie:

    Une jeune fille arrive dans une petite ville. Rapidement prise pour cible par un groupe de jeunes, elle est isolée. Elle finira par être attirée dans le sous-sol d’un élève prétendant être son ami, là l’y attend le groupe d’ados. Ils la forceront à jouer à un petit jeu sadique, avant de l’attacher et de lui bander les yeux. Ils la mèneront à un 4X4 et lui annonceront qu’ils ont l’intention de la traîner dans les bois et de la tuer.

    Ils prendront effectivement le véhicule pour l’emmener sur un sentier abandonné, puis lui enlèveront le bandeau qui l’aveugle. Devant elle, un trou a été creusé dans la neige et la terre. On la force à y descendre, puis l’un des garçons sort un couteau… Il lui murmure à l’oreille: « Je vais te saigner. On va t’enterrer ici et ta mère ne saura jamais ce qui t’es arrivé », puis il glisse la lame contre sa gorge.

    C’est alors que tous les jeunes éclatent de rire: le couteau a été recouvert d’un ruban adhésif transparent et est inoffensif.

    Ils remettent la fille dans le 4X4 et rentrent chez le garçon. Ils lui offrent à boire et lui racontent que ça n’était qu’une blague.

    Comment on sait tout ça? Le groupe a décidé de filmer leur exploit. Au moment où j’ai vu le reportage, ils étaient tous dans un centre de détention pour jeunes délinquants.

    ****************

    Il est inacceptable que ce phénomène en pleine croissance et de plus en plus violent soit banalisé par tout le monde.

    Nous sommes très en retard, ne serait-ce qu’au niveau légal face à ce genre d’agressions. Les États-Unis se sont dotés de lois couvrant cette situation dès les années 80′, alors que les parents, professeurs et organismes font l’autruche.

    Je peux vous garantir que tout le monde savait que Marjorie vivait un calvaire. TOUT LE MONDE.

    • Mélanie

      10 ans  

      Tu as raison. Ça donne des frissons de peur et des visions d’horreur mais tu as raison. C’est cela et oui ta liste est courte.
      Le Québec est EXTRÊMEMENT en retard sur les agressinos légales (et sexuelles) et il serait temps que les dirigenats arrêtent de jouer à l’autruche et fasse quelque chose.
      Et oui TOUT LE MONDE le savait!!!! Mais personne dénonce. Pourquoi? parce que la personne qui dénonce sait qu’elle sera la prochaine sur la liste….

  10. 10 ans  

    J’ai réalisé un film de 50 minutes qui parle d’intimidation et de violence à l’école. Le film a été écrit par Adam Tanguay, un ancien étudiant victime d’intimidation à l’école. Le film met l’accent sur la majorité silencieuse, parce que les agresseurs et les agressés représentent une faible portion de la population, il est important de sensibiliser la majorité silencieuse, les témoins ordinaires qui ont le pouvoir de dénoncer et de dire « assez, c’est assez ! ».

    Adam a coproduit le film avec un agent social, habitué à travailler avec les adolescents en milieu scolaire. Les producteurs espèrent ainsi diffuser le film dans les écoles secondaires intéressées. Inspiré de son vécu, je pense que c’est un beau message d’espoir qui a été lancé par le jeune Adam, vous pouvez voir la bande-annonce du film à l’adresse suivante :

    http://www.youtube.com/watch?v=ljcb049VkAE&list=HL1322716140&feature=mh_lolz

    Il est malheureusement trop tard pour Marjorie, mais si le film peut sauver une vie, je serais très heureux.

    Dominic, réalisateur

  11. Yves

    10 ans  

    @Suzie

    Puissant texte que vous nous avez écrit ici!

    Je n’aurais pas pu mieux expliquer ce que c’est que le bullying.

    Je suis entièrement d’accord avec vous!

    Je n’ai vraiment rien à ajouter, vous avez tout dit.

    Votre texte pourrait s’intituler Bullying 101. Vos exemples sont parfaits.

  12. 10 ans  

    Ayant été victime de harcèlement psychologique au travail je sais comment Marjorie à pu se sentir car pas plus loin que Dimanche dernier je voulais en finir moi aussi mais des gens de Twitter sont intervenus et ont envoyé les Policiers chez moi sans connaitre mon adresse. Il est important d’en parler car l’intimidation, l’isolement, le harcèlement psychologique et l’ignorance sont les fléaux qui détruiront le monde si nous ne faisons rien. J’ai donc fait une petite place sur mon site Web afin que personnes n’oublient. http://veritejustice.wordpress.com/category/general/

  13. Christophe Béatrix

    10 ans  

    LE MÉPRIS DU CORDONIER
    L’intimidation est un signe du haut taux de concurrence de nos sociétés. Si on élimine l’intimidation à l’école, pour peut que l’on y arrive, va t-on parvenir à l’éliminer aussi du marché du travail ? L’intimidation est partout pour ceux qui sont en recherche d’emploi ou en situation précaire. Dans les annonces, dans les entrevues avec des DRH hautains, puis dans la job. L’intimidation ce n’est que la pointe de l’iceberg qu’est notre obsessions sociale et marketing pour les leaders, les premiers et mort au vaincus. Les indignés auraient d’abord dû occupper les écoles plutôt que la ville: il faut prendre le mal à la base et arrêter de penser qu’une société, une entreprise ne se nourrit que de leader autonome. Tout le monde à sa place, parceque le meilleur leader du monde n’est rien sans son équipe, sans second. Un bon second est précieux pour un bon premier, tout comme le troisième ou les suivants. Le concept de perdants et de raté à été inventé pour flatter l’égo des plus forts.
    Si vous êtes un patron genre Pierre-Karl Péladeau, vous aurez toujours besoin d’un cordonnier pour avoir l’air décent dans vos chaussures brillantes, qu’un artisant aura pris soin de lustrer et entretenir pour vous… Idem pour Crosby et ses patins. Le vrai loser est celui qui se croit assez fort pour pouvoir se passer des autres. Alors à loser, loser et demi…

  14. katia silva

    10 ans  

    Pour plus bien faite qu’elle soit une campagne contre le bulling, sans une loi clair et qui doit être respectée, cela ne change pas la mentalité d’un criminel. Il faut s’arrêter de raconter des histoires: C’est un acte criminel! L’école de Marjorie a été connivente avec un acte criminel, et ces personnes doivent répondre pour cela afin que il n’aille plus une prochaine fois. Même après des actes radicaux comme Dawson, les gens continuent à banaliser les comportements dangereux des adolescents — Il y a des personnes qui sont psychopathes et ont des comportements criminels, elles sont dangereuses, il faut pas banaliser cela—-.

  15. 10 ans  

    Agir face à l’intimidation

    L’intimidation fait présentement « LA UNE ». Les gens s’expriment et demandent de l’action. Plusieurs organismes travaillent déjà sur des éléments de prévention de la violence, le développement de ces initiatives et leur harmonisation doivent devenir des priorités.

    Pour débuter, nous devons comprendre quelques notions. La violence est un phénomène qui trouve ses origines dans de multiples facteurs, les solutions passent par la combinaison adéquate de diverses actions, de divers moyens d’intervention. Un seul acteur, soit le gouvernement, l’école ou les services sociaux, ne pourra pas venir à bout de la problématique. Pour agir efficacement, il faut une mobilisation communautaire. La majorité des structures, des programmes et des expertises existent déjà; ces approches déjà ont été objet de recherches et de rapports. Il faut maintenant mobiliser les ressources et donner une meilleure cohésion à l’action.

    L’information et la sensibilisation ne suffisent plus. En ce qui concerne la prévention de la violence cette réalité est bien connue. Les adultes qui encadrent l’environnement social des jeunes doivent mettre leurs interventions au même diapason. Il est nécessaire de transférer de nouvelles compétences aux jeunes. Il faut mettre en place des moyens d’action pour permettre d’appliquer et d’assimiler ces compétences afin que les jeunes et le milieu les intègrent.

    Puis, finalement, il faut nous assurer que les moyens appliqués couvrent les divers milieux de vie de nos jeunes, de l’école, aux activités sociales et bien entendu la famille.

    L’école soutenue par sa communauté :
    La solution est entre les mains de l’école, soutenue par l’action communautaire. Déjà nombreuses sont les écoles qui ont compris que leur fonctionnement efficace dépendait d’une étroite collaboration avec les CPE, les organismes d’aide alimentaire, les organismes de sport étudiant, d’aide au devoir et les maisons de jeunes. Pour ces écoles, l’école soutenue par sa communauté est déjà une incontournable réalité du quotidien. La voie pour véritablement mettre en échec les gestes d’intimidation et de violence passe par une intensification de ces collaborations. Pour plusieurs intervenants sur le terrain, c’est dorénavant une évidence.

    Les moyens d’action :
    Ajustement de la structure scolaire : Les adultes sont au cœur de l’action. Ils doivent s’entendre sur le fait que les comportements violents sont une déviance sociale de nos jeunes, souvent lié à un encadrement social inadéquat. Ils reflètent très souvent une négligence de l’importance de l’autre pour soi, et d’importants manques dans la maîtrise des habiletés sociales indispensable au développement de relations harmonieuses. Grâce à la complicité et au soutien des parents et de leur communauté, nos écoles doivent s’outiller pour transférer ces nouvelles compétences aux jeunes. Les adultes doivent permettre à ces jeunes de les mettre en œuvre dans leur milieu de vie. Nos jeunes sont eux même la meilleure ressource d’intervention en prévention des violences qu’ils vivent.

    Harmoniser les pratiques : Tous doivent agir de façon cohérente. Le point de départ devrait être l’harmonisation des pratiques en gestion saine des conflits entre les intervenants scolaires, les surveillants de pauses, les services de garde, les services de brigadiers scolaires, les intervenants jeunesse dans les communautés et les parents. Ces personnes qui interviennent auprès des jeunes doivent comprendre que la seule imposition d’une discipline ne suffit pas. Il faut faire appel aux initiatives du milieu qui responsabilisent les jeunes. On doit faciliter le transfère aux jeunes de nouvelles habiletés et leur permettre de les mettre en application dans le quotidien. L’interaction continue entre ces intervenants dans un milieu donné est indispensable, et devrait être au cœur de la fonction des Conseils d’Établissement scolaire et des comités de parent de nos Commissions.

    Services d’assistance axés vers le soutien individuel : Les jeunes peuvent apprendre l’empathie. Plusieurs programmes en prévention de la violence ont été testés et ont montré leur valeur pour identifier les jeunes sujets à être victime, ou abuseur. Pour repérer les jeunes isolés et marginalisés dans les milieux scolaires on a déjà établis divers systèmes. Des boîtes postales permettant d’échanger des messages entre jeunes lors de journées propices et des activités sociales ayant pour but d’optimiser la participation de tous sont souvent organisées. Des services d’écoute jeunesse ont été offert par des jeunes à leurs pairs. Bien d’autres initiatives d’assistance responsabilisant les jeunes face aux autres fonctionnent dans nos écoles. L’identification avancée des jeunes vulnérables est une importante clé d’intervention face aux violences. Nos écoles possèdent les spécialistes capables d’appuyer ces actions.

    Programme d’estime de soi et de développement des habiletés sociales : Un jeune confiant en ses capacités pose rarement des gestes de violence. Nombreux sont les programmes de développement de l’estime de soi disponibles. Souvent ces programmes sont basés sur la mise en situation de conflit ou de tensions des jeunes. Les jeunes sont formés à reconnaître leurs forces, à savoir se mettre en valeur et s’affirmer. Ils apprennent aussi à être en mesure de gérer les situations de tension et de stress qui sont associées aux gestes d’affirmation de soi. Ces exercices de développement d’habiletés sociales sont souvent associés à un processus de familiarisation et d’acceptation des règles de vie d’un milieu. Plusieurs programmes de leadership travail en ce sens, en influant sur les comportements entre pairs et en développant la capacité d’écoute et d’empathie des jeunes. Les cours axés sur le développement des habiletés sociales travaillent déjà ces aspects dans le programme éducatif du Ministère.

    Services de gestion saine des conflits et de médiation par les pairs : La meilleure voie pour apprendre, c’est en aidant à solutionner les petites chicanes. Plusieurs de ces programmes ont été établis, et ce, dans de nombreuses écoles. Ces programmes sont efficaces car ils permettent aux jeunes de jouer le rôle de tiers dans un conflit, et de cette façon d’assimiler les compétences de gestion saine des conflits. La particularité de ces programmes est le fait que les jeunes apprennent assimiler les compétences de paix par l’offre d’un service concret à leurs pairs. Le jeune raffine les techniques d’écoute, de communication constructive et leurs habiletés à désamorcer les situations de tensions. L’expertise pour la mise en œuvre de ces approches est bien établie et documentée au Québec.

    Service d’accompagnement communautaire préventif : Il faut aussi agir dans l’environnement périphérique de l’école. Pour compléter les interventions en milieu scolaire, une structure efficace d’accompagnement communautaire préventive doit venir en appui. On doit s’assurer de la complémentarité de ces services avec les nombreux programmes qui prennent charge des jeunes en périphérie des activités scolaires, ce qui ne devrait pas représenter un défi insurmontable. Déjà, plusieurs projets d’harmonisation existent entre les services de garde, les programmes de brigadiers scolaires et les services d’aide aux devoirs. D’autres initiatives communautaires, capables de venir compléter cette prise à charge communautaire des jeunes sont en développement et en évaluation. Dans certaines régions, les maisons de jeunes prennent à charge les jeunes dès leur sortie de l’école dans le cadre des programmes d’aide aux devoirs. L’initiative Trottibus mise en place par la Société canadienne du Cancer pour les très jeunes du primaire peut jouer un rôle, et inspirer d’autres avenues d’accompagnement préventif. Le projet des Anges de la Sécurité du resto à Ville Saint-Michel est aussi une approche intéressante au niveau primaire. Le travail en ce sens est déjà bien amorcé et ne représente pas un défi insurmontable.

    Programmes de soutien communautaires aux jeunes en difficulté : Les jeunes à problèmes, expulsés des classes, sont de moins en moins laissés à eux même. Plusieurs ne vont plus à la rue comme ce fut le cas. Des organismes communautaires offrent une alternative à la suspension scolaire, les jeunes sont encadrés et on leur offre la possibilité de corriger leur attitude face au milieu scolaire. Dans le cas de gestes d’incivilité envers autruis, il y aurait possibilité d’envisager l’intégration à ces programmes de mesures de réparation des tors causés. Ce genre de service doit s’étendre, et ces organismes doivent pouvoir compter sur la possibilité d’offrir de véritables voies de sortie des difficultés à ces jeunes, et ainsi les raccrocher à la priorité d’apprendre. N’oublions pas que les jeunes expulsés sont souvent ceux qui sont laissés à eux même, et qui se donne un pouvoir en intimidant. L’intimidation est pour plusieurs une façon de reprendre du pouvoir sur une réalité de déceptions. Ces programmes sont de plus en plus largement implantés grâce au travail des YMCA.

    Contraintes actuelles :
    Bref, les principaux jalons de l’intervention en prévention de la violence sont connus. La majorité des moyens demandent la mise en place d’une composante d’intervention facilitant la mise en application en continu des compétences acquises, autrement ces programmes auront un impact très limité. Ces initiatives sont lourdes en investissement de temps. La mise en fonction de ces programmes impose l’allocation d’une ressource à temps plein pour en faire un outil efficace développement des compétences. Pour une coordination adéquate et une actualisation continue; elles demandent aussi l’implication de comités bénévoles. Les parents doivent s’y investir; mais dans plusieurs cas, il semble que seul le milieu communautaire soit en mesure d’en assurer la pérennité. L’arrimage avec des ressources compétentes et pérennes du milieu est donc indispensable au succès de ces approches. Le fait que souvent des intervenants scolaires soient réaffectés et quittent les projets déstabilise, retarde et hypothèque la poursuite des activités. Le maintien de ce type de service et le soutien de son fonctionnement ne peut pas être entièrement la charge des professionnels du milieu. Les enseignants et les professionnels sont accaparés par l’enseignement et l’assistance aux cas lourds des jeunes qui font faces à de multiples difficultés. On constate que l’action du milieu environnant l’école est indispensable au maintien et au développement de ces formes d’intervention.

    Contrer l’intimidation :
    L’intimidation n’est qu’une forme particulière de violence. Elle est plus subtile, car elle ne se matérialise pas toujours en des gestes physiques. Il est indispensable que les jeunes et les gens des milieux scolaires développent les attitudes et les bons réflexes pour reconnaître et faire face à ces situations. Ce n’est pas par des conférences, la diffusion d’information et le lancement de campagnes de sensibilisation que les bons réflexes se développeront. Des ateliers doivent permettre de créer des mises en situation et des jeux de rôle pertinents; des scénettes doivent être crées afin de permettre aux jeunes d’étudier les façons de faire; de ressentir les sentiments vécus de part et d’autre, puis de développer les réflexes adéquats lors de situations d’intimidation. Le théâtre d’intervention devient donc un outil indispensable dans le développement de moyens efficaces pour contrer l’intimidation.

    Nous devons aussi permettre aux jeunes de mettre en application les compétences acquises en les responsabilisant face à ces situations. Les jeunes du second cycle du primaire pourraient offrir un service d’accompagnement préventif aux jeunes du premier cycle. Les jeunes du premier cycle du secondaire pourraient aider à mettre enplace des programmes de médiation avec le second cycle du primaire et ainsi de suite. Apprendre à détecter les incivilités, à contrer ces comportements, à isoler les jeunes qui perpétuent ces comportements ou à les référer aux adultes en mesure de les aider à les désamorcer sont des compétences à la portée des jeunes.

    La lutte à l’intimidation est donc loin d’être un objectif insurmontable. C’est un processus d’éducation à la vie en société. Les moyens de passer à l’action sont connus, la grande partie des ressources sont disponibles; à nous d’organiser et d’intégrer le tout.

    Normand
    http://www.nonviolence.ca

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