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BLOGUE

Profession : Vacancier Transat

23 juin 2011

À l’invitation de Vacances Transat, j’ai accompagné durant une semaine les deux Vacanciers Transat dans leur voyage en Grèce afin de témoigner de leur travail et de l’impact médiatique de cette campagne en médias sociaux. Ceci est le deuxième d’une série de trois articles.

La scène est un peu surréaliste. Pierre-Luc Clouter et sa collègue Kate McKenna viennent à peine de mettre le pied à terre sur la petite île de Delos en Grèce, qu’ils sortent déjà leur caméra pour filmer leur présentation. Les voir tous les deux, caméra à bout de bras, se parler tout seul, fait sourire.

« C’est ce que je trouve le plus difficile, avoue Pierre-Luc Cloutier. Des fois, les touristes pensent qu’on est fou, rigole-t-il. »

Mais bon, Pierre-Luc Cloutier s’y est fait. Au moment d’écrire ces lignes, il avait déjà tourné et monté plus d’une cinquantaine de capsules, sans compter les quelques vlogues qu’il a commencé à faire pour la page Facebook du Vacancier Transat. Un travail plus difficile qu’il n’y paraît.

« Il faut apprendre à travailler vite, raconte-t-il. Parfois, quand on suit un groupe dans une expédition, on doit se presser pour ne pas les retarder. On tourne quelques images, on prend des photos, on mémorise ce que le guide dit, on tourne la caméra vers soi pour faire une présentation et hop, on est déjà parti ailleurs. »

De retour à l’hôtel, en car, ou dans un ferry entre Santorin et Athènes, comme sur la photo qui accompagne ce texte, il épluche son tournage, trouve de la musique, monte ses images, corrige ses photos, écrit son blogue et se documente sur sa prochaine destination.

Intense.

« On perd jamais une minute. On a appris à maximiser notre temps. Ça nous arrive aussi, Kate et moi, de nous aider. On s’échange des images, elle me filme, je la filme. Bref, on essaie de profiter du fait qu’on est ensemble dans cette aventure. »

Un horaire fou

Les deux Vacanciers font rarement pleurer leur entourage lorsqu’ils parlent de leur job, n’empêche que pour les avoir suivi durant sept jours, je comprends mieux pourquoi Pierre-Luc est passé maître dans l’art du « power nap ». Leur horaire est particulièrement chargé.

Une journée typique commence généralement par un petit déjeuner très tôt le matin, une longue journée de tournage sous un soleil qui tape et du montage jusqu’à tard dans la nuit, dans leur chambre d’hôtel transformée en bureau. En moyenne, ils doivent réaliser plus d’une demi-douzaine de capsules vidéos par voyage, sans compter les photos et les textes sur le blogue. Véritable bête de médias sociaux, Pierre Luc utilise aussi beaucoup son iPhone afin de nourrir ses comptes Twitter et Facebook.

« Les gens pensent qu’on est en vacances, mais c’est tellement pas ça. Quand les touristes vont prendre un verre le soir au bar, nous autres on est généralement en train de travailler dans notre chambre! »

Généralement, les Vacanciers passent deux semaines sur la route avant de revenir à la maison deux semaines. Lors de leur dernier voyage en Grèce et en Turquie, ils devaient toutefois passer un mois complet dans leur valise.

Le parfait kit du vidéoreporter

Pour les amateurs de techno, l’outil de travail principal des deux Vacanciers est une caméra Lumix G2 de Panasonic, un appareil qui leur permet à la fois de filmer en HD et de photographier et qui est doté d’une entrée pour un micro sans fil. L’avantage de la caméra est qu’elle doté d’un écran LCD amovible que l’on peut tourner vers soi. Pratique lorsqu’on veut se filmer soi-même, comme c’est le cas des Vacanciers.

Ils trimballent aussi avec eux un trépied et un MacBook Pro avec écran 17 pouces. Les deux se servent de Final Cut Pro pour leur montage et de iPhoto pour le traitement de leurs photos. Pour ce qui est de la gestion de ses comptes Facebook et Twitter, Pierre-Luc Cloutier utilise le tableau de bord Tweetdeck, qui lui permet notamment de programmer ses publications à l’avance. Pratique en Grèce où le décalage horaire était de sept heures.

Le mandat de Pierre-Luc Cloutier et Kate McKenna est déjà à moitié terminé. D’ici la fin de leur périple au mois de décembre prochain, les deux Vacanciers visiteront la Turquie, la France, l’Espagne, l’Italie, la Jamaïque, Cuba et la République dominicaine.

Avec des destinations semblables, ils auront une fois de plus de la difficulté à convaincre leurs adeptes et leur entourage qu’ils font un « vrai » travail. Surtout quand on sait qu’ils reçoivent tous les deux un salaire de 40 000$ pour l’année.

En plus de former la jeunesse, le voyage la paye assez bien merci!

  4 commentaires

  1. Matt

    7 années  

    Monsieur Arpin, ces pays sont très intéressants mais j’aimerais proposer à ces deux jeunes un défi de taille différent de ce que la nature de notre beau pays a à offrir.
    C’est beau promouvoir les destinations touristiques mais il faut aussi promouvoir la nature afin de la protéger.

    Je propose donc comme défis : traverser le Canada à canot, dans le grand nord Canadien du Québec jusqu’en Alaska, un voyage de plus de 5000 km à travers les moustiques, la pluie, le froid et les grizzlis. Le tout sans véhicule à moteur pour finir par l’ascension du Mont Mckinley.

  2. First gear

    7 années  

    Je me demandais pourquoi il y avait 2 reporters mais qu’ils ne faisaient pas de vidéos ensemble. Ça l’air qu’ils vloguent chacun dans une langue différente: Kate en anglais, et Pierre-Luc en français.

    « Bref, on essaie de profiter du fait qu’on est ensemble dans cette aventure. »
    Chanceux ce PL!

  3. 7 années  

    Effectivement, leur horaire ne leur laisse pas beaucoup de place pour se détendre. Même lorsque ce n’est pas un travail, j’ai l’impression que notre façon compulsive de documenter notre vie nous empêche d’en profiter pleinement!

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